Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Au moment d’écrire ce rapport, l’enfant Abou Hamda, 11 ans, se trouvait à l’hôpital de Nasser, dans la ville de Khan Younes.
L’enfant ne se rappelait pas comment la pièce en plastique a explosé et lui a causé toutes ces blessures. Il ne s’est réveillé que sur son lit d’hôpital.
Incidents à répétition
L’enfant Abou Hamda n’est pas la seule victime de ces objets suspects. Cela ne fait pas longtemps que cinq autres enfants, habitant de l’ouest de Khan Younes, au sud de la bande de Gaza, ont été blessés par un de ces objets suspects.
Et le soir du 30 mars 2013, six autres enfants ont également été blessés, dans le quartier d’Al-Saoudi, à l’ouest de la ville de Rafah. Ils ont été transférés à l’hôpital d’Abou Youssef An-Nadjar. L’un d’eux s’est retrouvé dans un état très grave.
Les objets trouvés avaient été laissés par les occupants sionistes, dit l’enfant Mahmoud Al-Maghazi, 13 ans. L’objet a explosé dès que l’enfant l’a jeté par terre. Il a été blessé, ainsi que son frère et quatre de leurs copains.
Des victimes, toujours des victimes
Dans la bande de Gaza, le ministre de l’intérieur ne cesse d’avertir le public de tout objet suspect, surtout les restes de l’occupation sioniste.
Le lieutenant Samir An-Nadjar est le directeur du bureau d’entraînement et d’information au service des explosifs. Il confirme que son service mène une campagne d’information dans les écoles. Le but de la campagne est d’informer les jeunes de la meilleure réaction face aux objets suspects, aux obus, aux objets laissés par les occupants sionistes. Les enfants seront aussi informés de la meilleure façon de contacter la police, lorsqu’on est face à un objet suspect.
Les victimes sont nombreuses
Selon les informations récoltées par le centre Al-Mizan pour les droits de l’homme, le nombre de victimes d’explosions, d’objets suspects, d’une mauvaise utilisation d’armes, depuis le début de l’année, a atteint dix-huit morts dont trois enfants et deux femmes. Le nombre de blessés est de cinquante-sept dont treize enfants et trois femmes.
Yasser Abdou Al-Ghafour est un chercheur dans le domaine juridique du centre Al-Mizan. Il dit que les objets suspects et les restes de l’occupation sioniste causent une hémorragie permanente dans la bande de Gaza : morts et blessé.
La plupart des objets suspects font partie des objets laissés par les Israéliens, pendant leur occupation de Gaza ou pendant leurs incursions ou pendant les bombardements. Peu de ces objets sont laissés par la résistance, dans les terrains ouverts, confirme le chercheur.
Il est absolument nécessaire d’informer les enfants et les jeunes de la manière de traiter ces objets suspects, comment ne pas les jeter au feu, dit-il. Il appelle aussi les services de l’Etat à chercher de tels objets pour les détruire. Il appelle aussi à renforcer les campagnes d’information auprès des jeunes.
Le ministre de l’intérieur a déjà découvert des centaines de ces objets, après le départ des occupants. Et de temps à autre, plusieurs en sont détruits.
Pendant la guerre de 2012, la police en a détruit cinq tonnes, et quinze tonnes après.
Mais l’hémorragie de Gaza continue, tant que l’occupation sioniste existe, ainsi que ses obus qui tombent aussi souvent sur la bande de Gaza.
Fin/229
24 avril 2014 - 07:02
Code d'info: 604418
L’enfant Tariq Abou Hamda a trouvé un bout de plastique et il l’a ramassé ; il n’avait pu deviner que cette petite chose pourrait être si dangereuse, qu’elle pourrait exploser, qu’elle mutilerait certains de ses doigts, que plusieurs éclats le blesseraient partout dans le corps.